Etats-Unis
Au Mali, la réforme constitutionnelle voulue par le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Kéita, peut patienter. Le président malien a accepté de “surseoir” à son projet, annonce un communiqué publié dans la soirée de mardi.
Ce report est le fruit d’une médiation menée par les chefs religieux et traditionnels du Mali le samedi 12 août 2017 avec la présidence de la République et la plateforme “Antè A Bana – Touche pas à ma Constitution” (société civile et parti politiques opposés au référendum).
À l’inverse, les autorités maliennes ont obtenu le report d’une marche des opposants à la révision constitutionnelle, qui devait se tenir ce mercredi 16 août “pour exiger la mise en accusation devant la Haute Cour de Justice de Monsieur Ibrahim Boubacar Keita pour haute trahison”..
“A l’issue de leur rencontre, le samedi 12 août 2017, les familles fondatrices de Bamako et les leaders religieux ont demandé au président de la République de surseoir au projet de révision constitutionnelle et de continuer les concertations afin d’obtenir un consensus. Le Président de la République a accepté ces deux doléances”, a précisé le communiqué.
Depuis près de trois mois, la société civile et des partis d’opposition se montrent radicalement opposés au projet de référendum en vue de la réforme constitutionnelle. Ils accusent notamment le président IBK de violer l’article 118 de la Constitution en vigueur qui n’autorise pas une révision de la loi fondamentale alors que le pays ne jouit pas de son entière intégrité territoriale (allusion à la situation des régions nord du Mali, où l’administration est absente).
Si la plateforme “Antè A Bana – Touche pas à ma Constitution” a accepté de surseoir à sa marche, elle a cependant donné un autre ultimatum au président malien. Ainsi, le samedi 19 août, elle prévoit un grand rassemblement, en espérant d’ici là, le président malien annonce “l’abandon du projet de révision constitutionnelle” et fasse “une adresse solennelle à la nation dans ce sens”.
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